Le château de Valençay

Buste de Talleyrand
Talleyrand est connu pour ses qualités de grand diplomate et ses capacités intellectuelles, lui permettant d’accompagner tous les régimes : monarchie, Révolution, Directoire, Consulat, Empire, première Restauration et Monarchie de juillet.
Voulant se débarrasser de Talleyrand, Louis XVIII lui demande un jour :
« Prince, combien y a t’il de Paris à Valençay ? »
« Sire, autant que de Paris à Gand ! » puis « 14 lieues de plus que de Paris à Gand..
Gand étant l’endroit où Louis XVIII s’était exilé pendant les Cent jours, après le retour de Napoléon Bonaparte.
La citation est célèbre dans la tradition orale et écrite autour de Talleyrand.
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (13/11/1754 – 17/05/1838) surnommé le Diable -boiteux à cause de ses nombreux revirements est issu d’une famille de vieille et illustre noblesse.Il est dirigé vers une carrière ecclésiastique à cause d’un accident pendant son enfance qui le rendit boiteux. Son infirmité l’empêchant d’embrasser la carrière des armes.
En 1779, il est ordonné prêtre.
De 1780 à 1785, il est Agent Général du Clergé. Ses relations continuelles avec les ministres, leurs services, les tribunaux royaux, les évêques, les diocèses lui permettent des contacts fructueux avec le personnel politique comme avec le monde ecclésiastique et l’habituent à la négociation.
Le 2 novembre 1788, il est nommé évêque d’Autun et consacré le 4 janvier 1789.
Le 2 avril 1789, il sera élu député du clergé aux États généraux.
Le 26 juin 1789, avec la majorité du clergé, il rallie le tiers état
Le 10 octobre 1789, à Versailles, Talleyrand, évêque d’Autun et député, propose de mettre en vente les biens du clergé à condition pour l’état de donner un traitement aux ecclésiastiques, de pourvoir à l’entretien des Églises et au soulagement des pauvres.
Le 14 juillet 1790, premier anniversaire de la prise de la Bastille. Talleyrand célèbre la messe en tant qu’évêque d’Autun sur le Champ de Mars, lors de la Fête de la Fédération. Il fut l’un des 4 évêques qui acceptèrent la Constitution Civile du Clergé. Sa nomination de chef du clergé constitutionnel entraina une condamnation du pape.
Le 13 janvier 1791, il donne sa démission d’évêque d’Autun.
Sous la Législative (Assemblée Législative oct 1791/sept 1792), il partit deux fois en mission secrète : l’objet était d’obtenir la neutralité de l’Angleterre dans le conflit qui s’annonçait avec l’Autriche et la Prusse.
Le 10 août 1792, la monarchie est renversée.
Sous la Convention (sept 1792/oct 1795), on découvrit que Talleyrand écrivait au roi pour mettre à son crédit « son zèle et son crédit. Talleyrand, qui fait l’objet d’un décret d’accusation et sera inscrit sur la liste des immigrés. il se réfugiera à Philadelphie( États-Unis).
1796, ses amis (notamment Madame de Staël) obtinrent son retour en France.
1797-1799 Sous le Directoire : ministre de la Marine et des Colonies.
1799-1807 (Consulat / l’Empire), il est nommé ministre des Relations extérieures –
- 9-10 novembre 1799 (18 et 19 brumaire de l’An VIII) : acteur de l’ombre du coup d’État de brumaire.
- 1802, le Pape Pie VII annule son excommunication prononcée pendant la Révolution lui permettant de se marier avec une divorcée, Mme Grand.
- 1804 : il est nommé grand chambellan
- 5 juin 1806 : Napoléon décide de transférer à Talleyrand » la principauté de Bénévent avec le titre de prince et du duc de Bénévent ». Enclave pontificale à l’intérieur du Royaume de Naples. Rendue au pape en 1814.
- Septembre 1808, il accompagne Napoléon à un congrès des souverains européens à Erfurt, en Prusse
1814-1815 Restauration
- Janvier 1814 : dernière entrevue entre Napoléon et Talleyrand. Napoléon nomme Talleyrand au Conseil de régence avant de partir pour une campagne sans espoir.
- Mars-avril 1814, Talleyrand favorise la chute de l’Empereur, prend la tête d’un gouvernement provisoire et négocie le retour des Bourbons.
- Septembre 1814 – juin 1815 – Le congrès de Vienne : le royaume de France de Louis XVIII est représenté par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.
- Les Cents Jours (20 mars – 8 juillet 1815) Talleyrand restera à Vienne.
- Après Waterloo (18 juin 1815), bien que les relations entre Louis XVIII et Talleyrand se soient dégradées, ce dernier est imposé par les alliés au Roi de France en tant que Président du Conseil. Il sera renvoyé quelques mois plus tard.
1830-1834 Monarchie de Juillet
- Il établit le contact avec Louis-Philippe et aide à faire de lui le roi pendant la monarchie de juillet de 1830.
- Ambassadeur à Londres, de 1830 à 1834, il joue un rôle vital dans les négociations entre la France et la Grande-Bretagne qui aboutissent à la création d’un royaume neutre de Belgique.
- Sa carrière diplomatique a été couronnée par la signature d’une alliance entre la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne et le Portugal en avril 1834.
1834-1838
- Réconciliation avec l’Église
- Décès à Paris le 17 mai 1838
- Inhumation à Valençay – le 05 septembre 1838
« Il put donner la mesure, au cours de ces dix-huit ans d’exercice, de son intelligence exceptionnelle, quoique tortueuse. La longue carrière ne se termina qu’après 1830 ; elle avait été fertile en volte-faces ; mais « si Talleyrand a au cours de sa vie, souvent changé de parti, il n’a jamais changé d’opinion »(J. Cambon) » » Michelet – Histoire de la Révolution Française – Tome II.
« A la veille de l’Empire, les temps sont à la reconstruction des élites et des fortunes, aux apparences et à l’ostentation. Si Charles Maurice de Talleyrand est un grand pragmatique, il est doué d’une lucidité hors du commun, il a toujours eu l’orgueil de ses origines, de son nom et de sa famille » Source : Talleyrand en son château de Valençay – Éditions du patrimoine

En surplomb de la vallée du Nahon, le Château de Valençay est doté d’une architecture renaissance et classique.
Il s’apparente à un château de la Loire. Sa construction date de 1540 par Jacques d’Etampes, sur les ruines d’une forteresse médiévale du XIIe siècle. Son ambition était de faire construire une demeure qui rivalise justement avec les châteaux du val de Loire.
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord en fait l’acquisition en 1803. Il y séjournera peu au début, mais lancera des travaux de restauration, l’aménagement des communs, du parc et des jardins, et même pendant la guerre d’Espagne, la construction d’un théâtre
Le château de Valençay devient un symbole dela puissance impériale à l’époque de Napoléon non seulement grâce aux aménagements et aux nombreux marbres, tableaux, meubles ornés de bronze doré et autres objets d’art apportés par le prince de Talleyrand, mais aussi aux somptueuses réceptions organisées en l’honneur des étrangers de marque.

Aile Ouest du Château de e Valençay depuis la cour d’honneur.
Aile ouest, façade est, vue générale. La cour d’honneur.


Le cabinet de travail

Secrétaire à médailler à col de Cygne(1800-1815)
Secrétaire surmonté de vases décoratifs et d’une pendule-régulateur contemporains.
La table de travail plaquée acajou et le fauteuil à soufflets en cuir ont servi lors de la dernière mission diplomatique de Talleyrand, à Londres de 1830 à 1834, pour le roi Louis-Philippe.
Buste de Rousseau sur colonne de porphyre.

Bureau en acajou et bronze doré
Bureau à gradin orné de sphinges offert très certainement par Murat (roi de Naple).
Buste de Voltaire à droite.
Parmi les philosophes favoris de Talleyrand ont peut noter Montesquieu (1689-1755) et Voltaire (1694-1778).

Le grand salon : au centre le bureau « Mazarin ».
Meuble nouveau apparu à la fin des années 1660, le bureau tire son nom de l’ancienne table à écrire, recouverte d’un tissu, dit « bure ».
Ce bureau d’apparat se compose donc de huit pieds, de tiroirs, le décor en marqueterie est constitué de fines plaquettes d’écaille de tortue et de laiton qui dessinent des motifs ornementaux inspirés des gravures de Jean Bérain (1640-1711).
Il est attribué à André-Charles Boulle
A gauche : cartonnier en bois d’acajou à 4 demi-colonnes, dessus marbre blanc, appliques bronze (motifs abeilles et cygnes), 14 tiroirs et 3 en ceinture et 4 cartonniers. Acajou de Cuba.

Entre 1808 et 1813, Valençay sert de prison dorée à des princes espagnols déchus, dont Ferdinand VII.
le Traité de Valençay signé au grand salon le 11 décembre 1813 est le résultat de négociations entre les représentants de Napoléon Bonaparte et Ferdinand VII, roi déchu d’Espagne.
Par cet accord, les Français ont permis à Fernando VII de retourner en Espagne et de regagner le trône.
L e traité de Valençay avait été négocié dans le plus grand secret.
Il importait que les Anglais ne soient pas informés. Celui-ci stipulait que l’Espagne ne devait céder aucun territoire à l’Angleterre

Le salon bleu.
Paravent à 6 panneaux peints à la laque orientale de Chine ou laque de Coromandel ( Règne de Kien-Long (1736-1795).
A gauche, bureau à gradin en laque du Japon.
Collection de sièges dorés de style Louis XV et Louis XVI.

Le salon de musique
Piano-forte de 1808 du compositeur Dussek et harpe de 1818 en bois doré et vert.
Cet appartement marque le luxe et le confort dans le choix des matériaux.
Très exposé au vent, celui-ci est marqué par une astucieuse fenêtre intérieure qui en assure l’isolation et cache un escalier dérobé permettant l’accès secret aux chambre de la tour sud du premier étage pour des rendez vous galants.

La tapisserie des Taureaux
En rapport avec l’expédition hollandaise au Brésil, la tapisserie représente la récolte de la canne à sucre. Manufacture des Gobelins
La salle à manger.
Les châteaux ne comportaient pas, dans la première moitié du XVIIe siècle, de pièce spécifiquement dédiée aux repas. Ceux-ci étaient généralement pris dans la « salle », vaste pièce aux fonctions multiples qui donnera de ce fait son nom à la « salle à manger ». Source : A la table du château de Valençay, Anne Gérardot · 2020 – Edition Rabelais

La salle à manger.
Celle-ci pouvait rassembler plus de 36 convives.
La table de Talleyrand se distinguait surtout par son raffinement culinaire.
Celui-ci fit appel aux plus grands chefs cuisiniers de son temps, parmi lesquels Antonin Carême (1783-1833).
Sa devise étant » On ne fait pas de bonne diplomatie sans bons déjeuners »

Hébé.
Femme au pichet versant dans une coupe l’élixir d’éternelle jeunesse.
Hommage à la Beauté. Hébé, fille de Zeus et Héra, qui aurait obtenu par son mariage avec Héraclès l’éternelle jeunesse, sert le nectar aux autres dieux (Iliade, IV).


Talleyrand ne lésinait pas non plus sur le personnel. Son service de bouche, à temps plein, se composait « de quatre chefs, un rôtisseur, un saucier, un pâtissier et un officier spécialement préposé aux pièces montées, glaces et confitures » Source : Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand, le prince immobile, op. cit., p. 709-710 Le dîner se compose le plus souvent de trois services successifs et pour quarante personnes à dîner, on compte généralement « huit potages, huit relevés de poisson, huit grosses pièces, puis quarante-huit entrées et huit plats de rôts, suivis de quarante-huit entremets » Sources : Philippe Alexandre et Béatrix de L’Aulnoy, Le roi Carême, Paris, Albin Michel, 2003, p. 15

Chambre de la duchesse de Dino.
Elle évoque le souvenir de la nièce par alliance et dernière compagne de Talleyrand.
Le mobilier en acajou tranche sur le damas vert émeraude des tentures.
Composition de la chambre :
– Somno meuble de chevet cylindrique (une partie fermée pour ranger un vase de nuit).
– Guéridon tripode.
– Lit à double colonnette.

Chambre du roi d’Espagne : Lit à l’ange avec baldaquin en bois surmonté de plumets.
Le lit est d’époque Louis XVI.
Pendant six ans, le futur roi d’Espagne Ferdinand VII résidera ici.
Le prince de Talleyrand sera le geôlier des princes d’Espagne lors de la guerre avec leur pays.
Le décor de papier peint panoramique en grisaille de Lafitte édité en 1816, raconte l’histoire de Psyché et Cupidon.

La chambre de Talleyrand.
Le lit Empire présente des montants décorés de gaines surmontées de têtes égyptiennes en bois noirci.
Paravent à feuilles.
Le mobilier vient de l’hôtel Saint-Florentin, son hôtel particulier de Paris , situé place de la Concorde, où il s’éteignit le 17 mai 1838.

La chambre de la princesse de Bénévent

La chambre des invités.
Le lit Directoire a appartenu à la célèbre femme de lettres Madame de Staël.
Un petit guéridon (à gauche) étonne avec ses hiéroglyphes et ses trois pieds surmontés de têtes de lions et chaussés de sabots.
Chambre tendue de papier peint
Les styles de meubles du XVIIIe siècle
Ils se distinguent par l’utilisation de matériaux de haute qualité et des techniques de fabrication sophistiquées. Les artisans de l’époque utilisaient principalement des bois précieux comme le chêne, le noyer, le palissandre, l’acajou et le bois de rose.
Style Régence (1700-1730)
Le style Régence marque la transition entre le baroque et le rococo. Il se caractérise par des lignes courbes et élégantes, une ornementation plus légère et une préférence pour les motifs asymétriques (inspirés par la nature).
Le style Régence met en avant les thèmes de l’amour (angelots, masques féminins…), de l’exotisme et de la nature (plumes de paon…).
Style Louis XV (1730-1750)
Le style Louis XV, ou rococo, est caractérisé par une exubérance décorative et une asymétrie marquée. Les meubles de cette période sont souvent délicats et ornés de motifs rocaille (Des ornements en forme de rocailles, coquillages et feuillages.)
Les pieds des meubles, fins et galbés, prennent parfois la forme de pattes d’animaux.
Bois utilisés : le noyer ou le chêne
Style transition (1750-1770)
Vers 1750, les meubles perdent progressivement leurs ornements rocaille au profit du style néo-classique, qui s’inspire de l’antiquité gréco-romaine. Les meubles sont moins galbés et les surfaces redeviennent plates.
Bois utilisés : bois de rose, de l’amarante, du satiné et du citronnier.
Style influencé par les changements sociaux, politiques et artistiques du 18ème siècle.
Style Louis XVI (1770-1790)
Le style Louis XVI revient à des lignes plus droites et à une symétrie classique, s’inspirant de l’Antiquité (Guirlandes, colonnes et rosaces). Les meubles de cette période sont plus sobres et géométriques.
La technique de la laque, venue d’Extrême-Orient, rencontre un grand succès sous le règne de Louis XVI
Bois utilisés : l’acajou devient sous le règne de Louis XVI le bois noble par excellence
Style Directoire (1790-1803)
Le style Directoire se développe pendant la Révolution française et anticipe le style Empire.
Il n’est pas rare de trouver des motifs révolutionnaires, comme le bonnet phrygien.
Les motifs architecturaux (colonnes, frontons…) sont de nouveau très employés mais aussi les motifs de frises grecques ou de masques du théâtre antiques
Les ornements inspirés de l’Antiquité grecque et romaine sont : palmettes, papillons, cygnes, dauphins, figures drapées, faunes, centaures et sphinges.
Les lignes sont droites et sobres avec des courbes discrètes.
les motifs sont inspirés des événements et découvertes de l’époque abondent.
Les Meubles de Style Empire – 1803 à 1821 :
Le style Empire est influencé par les commandes de l'Empereur Napoléon Ier. Les lignes sont sobres, voire sévères, avec peu de formes courbes. La symétrie est une règle qui ne souffre quasiment aucune exception. La référence à l’Antiquité, notamment l’Antiquité égyptienne en référence à la campagne d’Égypte et les sujets guerriers, destinés à glorifier l’empereur, prédominent. On notera la présence de cariatides et les angles de certains meubles et la grande richesse des ornementations en bronze. Les motifs sont d'inspiration martiale ou mythologique : sujets guerriers, romains, sphinx, lions, dauphins, cygnes, abeilles, les couronnes de laurier, victoires ailées. Avec le style Empire, l'utilisation des caves à liqueurs se popularise : elles font partie intégrante du trousseau du voyageur. La marqueterie est remplacée par des incrustations. - Meubles en vogue : lit- bateau ou en nacelle, bureau Ministre, armoire à glace, psyché, guéridon tripode, l’athénienne, papiers peints tapissant les murs de panoramas.... - Bois utilisés : noyer, érable, tilleul, frêne. - Les matériaux utilisés sont nobles et luxueux : bronze doré, marbre…
Le style restauration (1821/1830)
Il marque le retour des emblèmes de la royauté avec les règnes du roi Louis XVIII et de Charles X
Les meubles du style Restauration se caractérisent par l’utilisation de bois clairs (frêne, loupe d’orme, érable, etc.). En revanche, les bronzes se font rares, au profit d’incrustations de bois sombres.
L’ornementation est proche du style Empire, mais les motifs militaires ou mythologiques sont remplacés par des nymphes, chimères, pattes de lions, et surtout des cols de cygnes qui servent de support aux plateaux et aux accotoirs des sièges.
- Meubles en vogue : Lit-bateau, commodes, tables plus légères, guéridons, bureaux ministre de grand taille, psychés lits de travers.
- Bois utilisés : frêne, loupe d’orme, érable, citronnier
André-Charles Boulle (10 novembre 1642 à Paris, mort le 29 février 1732 )
Ilest considéré comme l’un des plus grands ébénistes français.
Sa remarquable technique de marqueterie a marqué l'histoire de l’art mobilier français et européen. sa technique consiste à découper simultanément de feuilles superposées d’écaille de tortue et de métal (étain, cuivre ou laiton). On obtenait ainsi deux fois le même motif. Le premier, positif ou « en partie », de métal sur fond d’écaille ; le second, négatif ou « en contrepartie », d’écaille sur fond de métal.
Son goût pour le beau, les formes élégantes, les matériaux nobles a donné naissance à des meubles prestigieux de Louis XIV jusqu'à Napoléon III…
Antonin Carême (1784 - 1833) Surnommé « le chef des rois, le roi des chefs »
Il est issu d'une famille pauvre de 14 enfants.
En 1793, la Convention par un un décret ordonne que tous les enfants apprennent un métier manuel.
Il va être embauché dans une gargote contre le gîte et le couvert l'amenant à apprendre les rudiments du métier.
À 13 ans, il entre comme apprenti chez le pâtissier Sylvain Bailly, l'une des meilleures maisons de Paris.
"Antonin apprend vite, devient premier tourtier et se lance dans ce qui fera sa gloire : des pièces montées tarabiscotées, de splendides et compliquées compositions en pâte d'amande, nougatine, pâtisserie. "https://www.herodote.net/Roi_des_cuisiniers_cuisinier_des_Rois-synthese-598.php
Talleyrand appréciait depuis l’Ancien Régime le traditionnel « service à la française » : tous les plats d’un service (entre trois et cinq pour aller jusqu’à douze lors des repas officiels ou d’apparat) sont apportés en même temps sur la table où ils sont disposés symétriquement.
Né au Moyen Âge, toujours en usage lors des repas de réception des XVIIIe et XIXe siècles, il vaut pour les grandes tables fastueuses avec ses rituels - le plus spectaculaire étant le découpage des viandes, apanage du maître d’hôtel. Tous les mets dressés en cuisine sont disposés sur la table dans des plats d’argent ou de porcelaine posés sur des réchauds.
- Le premier service comprend potages et diverses entrées.
- La table est débarrassée pour recevoir le deuxième service, rôti et entremets.
- Viennent enfin les desserts au troisième service.
Jusqu’à ce que les convives soient installés, les plats sont tenus sous cloche, répandant sitôt découverts une odeur suave de bonne cuisine dans la salle à manger. https://www.histoire-en-citations.fr/citations/antonin-careme-1784-1833-premier-roi-des-chefs-et-chef-des-rois
Antonin Carême un pâtissier hors pair avec l'invention du
- Croquembouche (La pièce-montée)
- Millefeuille (Millefeuille aux fruits)
- Meringues
- Vol-au-vent (Vol-au vent d'écrevisses)
- Soufflé aux fraises.
- Charlottes
Pour terminer la visite du chateau, je vous invite à découvrir les paons en liberté de la ville de Valençay

Le château ainsi que divers éléments du domaine sont classés au titre des monuments historiques depuis le 8 mars 2011.
La totalité du pavillon dit de la Garenne et de ses dépendances sont inscrits par arrêté du 8 août 2013.
Le parc est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 25 mars 1992



Très belles photos et récit historique extrêmement intéressant. Un beau voyage dans le passé qui nous montre que les siècles précédents n’étaient pas non plus de tout repos!!! Bravo et merci pour ce magnifique et riche article !
Merci Denise.
Le Château de Valençay a beaucoup de charme à découvrir et redécouvrir.
J’ai beaucoup aimé les différents styles de mobilier qui sont associés à une période de notre histoire.
A bientôt
Élisabeth
Quel bel article très richement fourni en photos et en travail de documentation sur l’époque et le mobilier. Bravo !
Je ne situais pas du tout ce château dont j’avais entendu parler évidemment, tout comme de son propriétaire qui savait toujours, en virtuose de la politique et de la diplomatie, se placer dans le sens du vent de l’Histoire.
Je le situais aux confins de la Normandie et de la région parisienne, c’est dire mon ignorance.
Merci pour toutes ces belles découvertes.
Merci Pat.
Les éditions du Patrimoine – Itinéraires- des Monuments Historiques m’ont beaucoup aidé. Ce sont de petits fascicules très bien fait. Je garde un très bon souvenir de Valençay avec l’accueil des paons qui circulent en liberté.
A bientôt