La Haute vallée de l’Hérault

La Haute Vallée de l'Hérault
Haute Vallée de l'Hérault : vue sur le plateau de Montals à gauche.
La Haute Vallée de l'Hérault
Haute Vallée de l'Hérault . Vue sur le col et draille de la Luzette et la montagne d'Aulas

La Haute Vallée de l’Hérault située sur le Massif Méridional de l’Aigoual présente des pentes raides et abruptes sujettes à de forts ruissellement, ainsi depuis sa source l’Hérault présente une forte déclivité passant d’une altitude de 1300m à 300 mètres sur une distance de 6 km.

A partir de 1000 mètres, le massif forestier de l’Aigoual est principalement dominé par le hêtre. Ses conditions de développement idéales étant un climat humide et froid associé à un brouillard persistant.

Cette essence dominante du Massif de l’Aigoual a connu au fil du temps des dégradations liées à des vagues de défrichements.

Les premiers déboisement se situeraient au IIe Siècle avant notre ère et seraient liés au développement économique de la Gaule Narbonnaise ou province de Narbonne .

Après un épisode de régénération datant de la fin de l’Empire Romain et des grandes invasions. Un deuxième recul de la forêt de hêtre daterait du Haut Moyen Age. Ce recul aurait pour origine un déboisement progressif lié à des fins agropastorales, domestiques (bois de chauffage…) et industrielles (exploitation du bois pour la verrerie, fonderie, forge et filatures).

Mais l’accroissement des défrichements atteindra son maximum au XVIIIe et au début du XIXe Siècle pour des besoins industriels associé au développement du pastoralisme.

Pour freiner l’érosion des sols et favoriser le développement du hêtre (en 1850, seuls quelques taillis de hêtres subsistent)  un vaste plan de reboisement sera mené au milieu du XIXe Siècle, dans le cadre des lois de Restauration des Terrains en Montagne (RTM).

Dès 1877, les travaux commencèrent sous l’impulsion de Georges Fabre. Les terrains érodés furent d’abord peuplés de Pins recréant un sol forestier essentiel au développement du hêtre.

Aujourd’hui, la hêtraie représente plus de 11 000 ha de la zone centrale du Parc National des Cévennes et assure un refuge à la faune sauvage.

Si La hêtraie sur le Massif de l’Aigoual a connu des alternances des défrichements et de reboisements. On peux se demander aujourd’hui quel est son devenir face aux changements climatiques ? Les fortes canicules et sécheresses intenses de ces dernières années ne vont-ils pas mettre en danger son développement ?

Sources :

  • Revue Cévennes – Nature & Paysages – Auteur  Parc National des Cévennes.

  • Revue Cévennes et Causses : La forêt du Massif de l’Aigoual d’hier à aujourd’hui. Auteur Office National des Forêts, Valère Marsaudon.

  • Le Massif de l’Aigoual. Etude géobotanique et forestière-René Rol 1953 –Bulletin de la Société Botanique de France

  • La dynamique physique récente de versants des hautes terres cévenoles (Espérou-Lingas) et occupation humaine  Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest. Sud-Ouest Européen Année 1986

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Photographie non libre de droits

Retour en haut